Hold-up électoral au Togo
TOGO : la démocratie volée
Mobilisation pour la démocratie
Répondant à l’appel du FRAC - Front républicain pour l’alternance et le changement -, Trois à quatre mille manifestants se sont réunis ce mercredi 24 mars devant le siège de l’UFC pour une veillée de prières. Armée de bougies allumées, la foule psalmodiait des chants religieux pour implorer la bénédiction divine sur le Togo. Les manifestants entendaient ainsi protester contre la proclamation par la cour constitutionnelle de Faure « Fraude » Gnassingbé à la magistrature suprême. La veillée se déroulait normalement quand les responsables du FRAC apprennent qu’un gendarme en civil armé d’un pistolet avec cinq balles dans le chargeur avait été intercepté par le service d’ordre de l’opposition. Les responsables de l’opposition prennent alors contact avec la gendarmerie. les gendarmes viennent récupérer leur collègue. Un quart d’heure plus tard, on entend des explosions. La foule commence à paniquer. Les femmes commencent à évoquer les massacres de 2005. Les explosions se rapprochent. Les grenades lacrymogènes atterrissent dans la foule. C’était pendant l’intervention de la députée Isabelle Améganvi. Bousculades ! Panique. Certains manifestants se sont réfugiés dans les maisons voisines. Dans les rues, la foule en fuite est chargée par les gendarmes. Les explosions de gaz lacrymogènes ont continué encore une heure après la dispersion de la manifestation. (24 mars 2010)
Présidentielles au Togo (Izuba.info)
Le mardi 9 mars, dans la matinée, la police et la gendarmerie ont attaqué le siège de l’UFC [Union des force du Changement, opposition] et ont volé les procès verbaux des élections du 4 mars dernier. Si "Fraude" Gnassingbé a réellement gagné, pourquoi ont-ils besoin de voler et détruire les PV des élections détenus par les délégués de l’UFC et du FRAC ? Selon un article du MO5-Togo, (Mouvement Patriotique du 5 octobre), daté du 9 mars 2010, "Les agents qui seraient de l’agence nationale des renseignements occupent actuellement les locaux de l’OCDI sis au Petit Séminaire de Lomé où le FRAC a érigé son centre de compilation des données de la présidentielle du 4 mars dernier. Depuis deux jours, ils essayent d’arrêter le personnel en charge de la gestion de ces données. Seule la présence dissuasive des membres de la Mission d’observation électorale de l’UE (MOEUE) les en empêche. Les Européens sont même obligés de faire le guet au siège de l’OCDI à tour de rôle, 24 heures sur 24." C’était le 9 mars 2010... Depuis, de nombreux opposants ont été arrêtés. De nombreuses manifestations ont eu lieu, malgré les intimidations policières, malgré les détentions arbitraires et malgré... les appels à la résignation de l’OUA et de la communauté internationale. Mais cette fois-ci, le peuple togolais n’a pas envie de se laisser déposséder de sa victoire électorale. Cette fois-ci, il semble vouloir descendre dans la rue jusqu’à ce que le clan Gnassingbé, au pouvoir depuis 43 ans (père et fils...) ne se décide à laisser sa place à la démocratie. La dictature héréditaire militaro-affairiste qui tente de se maintenir en place doit s’en aller ! Retrouvez un dossier complet sur cette mascarade électorale sur le site Izuba.info

